Un second souffle pour le marché de la colocation et du coliving
Après incertitudes et soubresauts liés à la crise sanitaire, le marché de la colocation, comme celui du coliving (avec tout un panel de services en prime !) ont plus que jamais le vent en poupe. Les investisseurs s’y intéressent de près. Explications.
Entre engouement et fléchissement durant la crise sanitaire
Popularisée par le film français L’Auberge espagnole et sa galerie de portraits d’étudiants européens, mais aussi par la série culte américaine Friends, la colocation bénéficie d’une image positive auprès des Français.
En 2018 déjà, Harris Interactive lui consacrait une étude d’ampleur, démontrant que les Français en avaient une bonne image pour 70 % d’entre eux. Les raisons de son succès ? La convivialité, la mise en commun des ressources, l’ouverture aux autres… mais, c’est surtout l’aspect économique qui en est l’atout numéro un.
Comme d’autres segments du marché immobilier, celui de la colocation n’a pourtant pas échappé aux soubresauts de la crise sanitaire liée au Covid-19.
Depuis, avec la tension qui s’est emparée du marché locatif, la colocation a plus que jamais le vent en poupe. En effet, face à la hausse des loyers et à la pénurie de logements, les Français n’ont d’autres choix que de se tourner vers des solutions alternatives pour se loger. Un phénomène qui touche aussi bien les étudiants que les actifs…
Le profil des candidats à la colocation a, lui aussi, évolué. En 2020, ils étaient 55 % d'étudiants et 41 % d'actifs, contre 58 % d’étudiants et 36 % d’actifs en 2021. Selon l’Observatoire LocService de la colocation 2025, la colocation séduit désormais 56,8 % d’étudiants, 41,1 % d’actifs (ou autres) et 2,1 % de retraités ! Preuve que ce marché du logement touche de plus en plus de profils différents.
Les villes moyennes se convertissent à la colocation…
Le marché de la colocation est historiquement tendu dans les grandes agglomérations françaises. Selon LocService.fr, les villes les plus demandées en termes de colocation sont les suivantes :
1. Paris : la ville lumière concentre 12,5 % de la demande nationale.
2. Lyon : 7,9 %.
3. Nice : 3,4 %.
4. Montpellier : 3,2 %.
5. Strasbourg : 2,9 %.
En revanche, des villes moyennes de province émergent comme de nouvelles terres de colocation particulièrement prisées, à l’image de La Rochelle, Limoges, Niort ou Angers, pour n’en citer que quelques-unes.
En dehors de la région parisienne, d’autres grandes villes sont très prisées par les candidats à la colocation. Parmi les plus chères, on retrouve Annecy, Bordeaux, Aix-en-Provence, Nice et Villeurbanne.
Finalement, la demande de colocation se concentre pour 58,2 % en province et pour 41,8 % en région parisienne pour l’année 2025.
… et attirent les investisseurs
Cet intérêt pour les villes moyennes se confirme en 2025, avec près de 63 % des recherches de colocation désormais ciblées vers des villes de taille moyenne plutôt qu’uniquement vers les grandes métropoles.
Dans ces agglomérations, des loyers souvent plus accessibles (entre 350 et 420 euros par chambre) attirent non seulement les étudiants, mais aussi les jeunes actifs et salariés en mobilité, dynamisant la demande locative locale.
Pour les investisseurs, cela représente une opportunité de rendement intéressant, car les biens spacieux adaptés à la colocation offrent souvent un meilleur rendement locatif brut qu’un logement classique.
Même dans les grandes villes comme Paris ou Lyon, la tension reste forte : les loyers moyens en colocation grimpent et les candidatures par chambre dépassent largement l’offre, témoignant d’une demande structurelle.
Autrement dit, la colocation s’impose non seulement comme une réponse aux besoins des locataires, mais aussi comme un segment stratégique pour les investisseurs cherchant à valoriser leur patrimoine dans un marché sous pression.
Une déclinaison de la colocation tire aussi son épingle du jeu
Arrivé des États‑Unis, le concept de coliving a émergé en France dans les années 2010. Peu à peu, il a pris des parts de marché, jusqu’à atteindre 5 000 lits en France en 2019 (chiffres BNP Paribas Real Estate). L’Île‑de‑France représentait alors environ la moitié du marché, tandis qu’en région, les métropoles ayant les marchés les plus importants étaient Aix‑Marseille, Nice, Toulouse, Rennes, Angers, Caen et Bordeaux.
Le principe du coliving est simple : partager des logements spacieux et profiter – en plus d’espaces privatifs et communs – d’un panel de services complémentaires tels que le ménage, des abonnements vidéo, des animations, la livraison des courses ou de repas, l’entretien du linge, le dépannage en plomberie ou en électricité, une salle de sport, etc. Ces services intégrés séduisent notamment les jeunes actifs et les étudiants, de préférence célibataires et sans enfants.
Depuis, l’engouement autour de ce concept ne faiblit pas avec + 70 % d’augmentation du nombre de lits entre 2021 et 2023 (données de la société d’études Xerfi). 8 résidents sur 10 recommandent cette solution pour son impact social et économique.
Le coliving attire aussi les investisseurs avec un rendement locatif moyen de 4,75 %.
Coliving et colocation : de l’importance d’être bien assuré
Les nouveaux modes de logement redessinent régulièrement les contours du marché immobilier. Aux professionnels de l’immobilier de rester attentifs et d’orienter judicieusement les investisseurs intéressés vers des biens correspondant à cette tendance qui s’installe. Quant aux propriétaires de logements destinés à la colocation, ils ont aussi tout intérêt à être bien protégés.
C’est pourquoi les professionnels de l’immobilier doivent accompagner leurs bailleurs dans la souscription d’assurances adaptées, pour sécuriser leurs revenus locatifs et protéger leur patrimoine.
Pour cela, GALIAN-SMABTP, l’assureur de référence des professionnels de l’immobilier, propose une gamme complète d’assurances dédiées aux locataires, aux propriétaires et aux copropriétaires, de l’assurance Multirisque Habitation (MRH) à la Garantie des Loyers Impayés (GLI), jusqu’à la Multirisque Propriétaire Non-Occupant (PNO).
En résumé
Quelle est la différence entre la colocation et le coliving ?
La colocation consiste à partager un logement classique avec un bail commun ou un bail individuel. Le coliving est un nouveau type d'habitat qui propose des espaces partagés, avec un large panel de services intégrés (ménage, Wi-Fi, salle de sport, espaces de travail, etc.), ainsi qu’une gestion centralisée, souvent via un opérateur spécialisé. Une résidence en coliving peut également être gérée par un propriétaire particulier.
Investissement : comment investir dans le coliving en France ?
Pour investir dans le coliving, faites-vous accompagner par un professionnel de l’immobilier. Il vous aidera à faire les bons choix en fonction de votre budget et de la rentabilité locative attendue. Sa bonne connaissance des coûts de gestion, du cadre légal et juridique, ainsi que du marché local, vous sera très utile pour mener à bien votre investissement.
Quel bail choisir pour un coliving ?
Les résidences en coliving reposent généralement sur un bail meublé, individuel par occupant. Selon la durée de séjour, il peut s’agir d’un bail meublé classique ou d’un bail mobilité. Faites appel à un professionnel de l’immobilier pour vous conseiller.
Définition : quel est le principe du coliving ?
L’offre de coliving repose sur le partage d’un lieu de vie alliant espaces privatifs et espaces communs, avec des services inclus. Les résidences en coliving s’adressent principalement aux étudiants, aux jeunes actifs, ou encore aux travailleurs mobiles qui recherchent de la flexibilité.