Syndics : quelles sont les bonnes pratiques pour vos chantiers en 2026 ?

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Des bâtiments en construction

 

La rénovation énergétique est un enjeu central pour les copropriétés en 2026. Entre complexité croissante des lois, attentes et craintes des copropriétaires, le syndic professionnel est sur tous les fronts. Parce qu’il joue un rôle clé, il se doit d’adopter certaines bonnes pratiques. Explications.

Le syndic : chef d’orchestre des chantiers de rénovation énergétique

Le syndic de copropriété professionnel est au cœur des projets de rénovation énergétique. En véritable chef d’orchestre, c’est lui notamment qui prépare les assemblées générales pour le vote des travaux, veille à leur bonne exécution et coordonne les différents acteurs.

Avec l’évolution continue de la réglementation et des lois, notamment en matière de performance énergétique, le syndic se doit d’être rigoureux dans l’organisation de ces chantiers. Il doit s’assurer de la conformité des procédures, du respect des obligations légales , évaluer les risques matériels et immatériels, suivre le calendrier des travaux votés, etc.

À ces tâches s’ajoutent la préparation des dossiers, l’information continue des copropriétaires, ou encore la traçabilité des décisions et l’archivage des documents, pour sécuriser les chantiers et limiter ainsi la mise en cause de sa responsabilité civile.

Pour toutes ces raisons, un syndic de copropriété professionnel se doit d’être bien assuré (responsabilité civile et garantie financière adaptées à sa profession), assurance multirisque immeuble pour protéger les copropriétés qu’il administre, ou encore une assurance dommages-ouvrage  pour couvrir les différents travaux réalisés.

Le rôle du syndic est aussi de se tenir informé de l’évolution des législations et de la jurisprudence,  notamment dans le cadre de sa formation continue obligatoire.


 


Travaux de rénovation énergétique : de quoi s’agit-il ?

Les travaux de rénovation énergétique regroupent l’ensemble des actions visant à améliorer la performance énergétique d’un bâtiment. En copropriété, ils peuvent concerner l’isolation, les systèmes de chauffage et de ventilation, ou encore, l’amélioration des équipements collectifs.

Ces travaux s’inscrivent dans un cadre réglementaire précis, et nécessitent une préparation rigoureuse. Cela implique pour le syndic professionnel, la coordination des intervenants, la sécurisation financière du chantier, mais aussi le respect des obligations techniques et assurantielles.

Chantiers copropriété syndic : les bonnes pratiques à adopter

Pour mener à bien vos chantiers en 2026, et après, vous devez appliquer certaines bonnes pratiques dans votre quotidien de syndic professionnel.

1. Anticiper et bien préparer les travaux de la copropriété

C’est l’étape primordiale pour assurer le succès du chantier et mener à bien toutes les étapes ! Votre rôle, en tant que syndic, consiste à sécuriser le projet dès sa phase préparatoire, en vous appuyant sur des audits et diagnostics adaptés, avec une planification cohérente des travaux. Grâce à cette anticipation, vous maîtrisez les risques techniques, financiers et assurantiels inhérents aux opérations de rénovation énergétique de la copropriété. Surtout, vous évitez aussi toutes les mises en cause possibles de votre responsabilité civile professionnelle.

2. Piloter et sécuriser l’exécution du chantier

Durant toute la phase des travaux, vous devez assurer la coordination des intervenants et veiller à la conformité des opérations. Ce suivi régulier du chantier et la formalisation des étapes clés participent à la prévention des désordres, en limitant l’exposition aux sinistres et assure le bon déroulement des travaux. Il sécurise aussi la responsabilité du syndicat des copropriétaires comme celle du syndic.



« Le syndic, en sa qualité de donneur d’ordre, est soumis à l’obligation de vigilance fixée par l’article L8222-1 du Code du travail. En application de ce texte, le syndic qui n’aurait pas procédé aux vérifications prévues par la loi en matière de travail dissimulé se trouverait, devant un tribunal, réputé avoir recouru sciemment au travail dissimulé (Cass. Crim. 24 mai 2005, n°04-86.813), et risquerait des sanctions pénales et civiles. Il est donc indispensable que le syndic procède aux vérifications obligatoires pour tous les fournisseurs intervenants pour la copropriété, et donc pour les entreprises intervenant pour réaliser des travaux, lorsque le montant annuel des contrats est supérieur à 5.000 euros HT. »
Maître Manuel Raison, Cabinet Raison Avocats, spécialisé en droit de l’immobilier, de la construction et de la copropriété.


3. Intégrer une veille réglementaire et assurantielle continue

Face à l’évolution constante des exigences réglementaires en matière de rénovation énergétique, vous devez effectuer une veille active, tant sur le plan juridique qu’assurantiel. En vous formant régulièrement, vous pouvez anticiper et corriger vos pratiques. Ainsi, vous pouvez également assurer un bon accompagnement de vos copropriétaires.

Assurance dommages-ouvrage : un outil clé au service du syndic

Parce que les chantiers de rénovation énergétique peuvent s’avérer des plus   complexes , il est important de souscrire la bonne assurance pour les copropriétés que vous gérez. L’assurance dommages-ouvrage est obligatoire, suivant la loi Spinetta, et s’inscrit comme un levier essentiel pour accompagner les copropriétés dans cette transition écologique.

GALIAN-SMABTP, réunit dans son contrat d’assurance DO Syndic, 4 garanties indispensables :
1. Dommages-Ouvrage (DO).
2. Constructeur Non-Réalisateur (CNR).
3. Tous Risques Chantiers (TRC), hors DROM et Saint-Martin.   
4. Responsabilité Civile du Maître d’Ouvrage (RCMO).
  
Ce contrat a été conçu pour tous les types de travaux, réalisés sur les parties communes ou sur les parties privatives (à condition que le souscripteur du contrat reste le syndic de copropriété pour le compte du copropriétaire occupant ou non), en termes de rénovation et de réhabilitation.

La réalisation de travaux de rénovation énergétique requiert l’accompagnement d’un maître d’œuvre. Il s’agit le plus souvent de gros chantiers qui impliquent l’obtention de prêts bancaires, ou encore d’aides, notamment auprès de l’Anah, et la réalisation d’audits, à l’image du DPE collectif.

GALIAN-SMABTP vous accompagne et vous propose un contrat adapté. Il nécessite de réaliser un BET énergétique (Bureau d’Études Techniques), afin d’analyser et d’optimiser la performance énergétique des bâtiments. Ce BET énergétique doit être réalisé pour tous les types de travaux, et ce, quel que soit leur montant.

La Tous Risques Chantiers (TRC) garantie les dommages pendant le chantier, sans recherche de responsabilité. L’indemnisation du client est effective dès qu’un dommage est constaté et sans recours contre l’assureur du responsable.

Pourquoi choisir la DO Syndic GALIAN-SMABTP ?

Via ce contrat, vous bénéficiez d’une tarification claire :
1. Chantiers inférieurs à 3 millions d’euros : tarification selon une grille prenant en compte le montant des travaux et disponible lors de la saisie du formulaire de déclaration de chantier.
2. Chantiers supérieurs à 3 millions d’euros : tarification sur-mesure.

Choisir GALIAN-SMABTP pour la souscription de l’assurance dommages-ouvrage, c’est aussi profiter d’une gestion dédiée : vous accédez aux contacts de votre gestionnaire et référent technique directement depuis votre espace client.

La souscription de notre offre s’effectue via un formulaire de déclaration de chantier, également disponible depuis votre espace client, ou directement auprès des équipes commerciales de GALIAN-SMABTP.

En résumé

Responsabilité : quel est le rôle du syndic de copropriété en cas de travaux ?

Le syndic doit, en amont de la réalisation des travaux, préparer les devis, inscrire les travaux à l’ordre du jour en assemblée générale, puis exécuter les décisions votées et effectuer un suivi du chantier. Il veille au respect des délais, des budgets et des obligations légales. Il informe également les copropriétaires de l’avancement des travaux.

Le conseil syndical peut-il décider de travaux ?

Non, le conseil syndical ne décide pas seul des travaux dans une copropriété. Il a un rôle consultatif et de contrôle, et assiste le syndic. Les travaux doivent être votés par l’ensemble des copropriétaires en assemblée générale (AG), sauf en cas d’urgence.

Qui doit payer les travaux dans un appartement en copropriété en cas de vente ?

En principe, les travaux de copropriété sont réglés par le copropriétaire lors de l’appel de fonds. Toutefois, la loi distingue les travaux votés avant ou après la vente. Ainsi, pour des travaux votés avant la promesse de vente, c’est au vendeur de payer les appels de fonds jusqu’à la date de vente. Lorsque les travaux sont votés entre la promesse et l’acte, l’acquéreur paie si le vendeur lui donne pouvoir en assemblée générale. Dans ce cas-là, la répartition est négociable. Enfin, lorsque les travaux sont votés après la vente, alors, c’est l’acquéreur qui paie.

Travaux copropriété : quelles assurances souscrire ?

La copropriété doit avoir une assurance multirisque immeuble (MRI). Chez GALIAN-SMABTP, l’assureur de référence des professionnels de l’immobilier, le contrat MRI couvre la responsabilité civile, les dommages aux biens ou les frais et pertes consécutives à un sinistre.  Il est aussi obligatoire d’avoir une assurance dommages-ouvrage qui couvre les travaux (du début des travaux jusqu’à dix ans après la réception). Ces contrats sécurisent la copropriété en cas de sinistre de nature décennale.