Agents immobiliers : que faire en cas de cyberattaque ?

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cyber attaque

Avec l’avènement du digital, aucune entreprise n’est aujourd’hui à l’abri des cyberattaques. Le secteur immobilier fait partie des cibles privilégiées par les hackers. Tentative d’extorsion, blocage des systèmes informatiques… la panoplie est large. Découvrez comment vous protéger.


Pourquoi l’immobilier est-il une cible de choix pour les cyberattaques ?

Le domaine de l’immobilier est composé de trois principaux métiers :
1. La promotion et la construction.
2. La transaction.
3. La gestion et l’administration de biens.

Chacun d’entre eux peut être la cible d’attaques de cybersécurité.

Depuis la crise sanitaire, ce secteur réputé conservateur a amorcé un virage rapide vers la digitalisation. Cela explique en partie pourquoi l’immobilier est la nouvelle cible pour la cybercriminalité, mais ce ne sont pas les seules raisons :
1. La digitalisation massive s’est parfois faite au détriment de la sécurité des entreprises, mais également de leurs clients.
2. Il n’existe pas de réglementation en la matière.
3. Les salariés ne sont pas sensibilisés aux enjeux de la cybersécurité.
4. Les flux de trésorerie sont conséquents dans ce domaine.
5. Les fichiers clients sont d’importantes sources de données personnelles, notamment d’un point de vue financier.
6. Les agences immobilières pensent à tort qu’elles sont à l’abri en raison de leur taille restreinte. Pourtant, 16 % des TPE-PME ont été victimes d’un ou plusieurs cyber-incidents au cours des 12 derniers mois (selon les résultats 2025 du baromètre national de la maturité cyber des TPE-PME).

Bon à savoir

Toujours selon la 2e édition du baromètre national de la maturité cyber des TPE-PME, 44 % des petites et moyennes entreprises ont pris conscience qu’elles sont fortement exposées aux risques cyber (contre 38 % seulement en 2024).

Quels sont les principaux risques de cybersécurité en France ?

En 2025, le baromètre révèle également que les principaux incidents cyber identifiés auprès de TPE-PME françaises étaient :
• l’hameçonnage (43 %),
• des failles de sécurité (18 %),
• la consultation de sites Internet vérolés (11 %).

Les risques de cybersécurité concernent en premier lieu la perte financière. Viennent ensuite : le sabotage, pour nuire à un concurrent, et l’espionnage, pour voler une technologie ou un savoir-faire.

Plusieurs méthodes sont d’actualité et représentent la majorité des cyberattaques recensées.

Le ransomware ou rançongiciel

Les entreprises victimes de ransomware se font extorquer de l’argent ou voler des données personnelles ou des données clients.

La cyberattaque est mise en place via un logiciel malveillant qui prend le contrôle du système informatique de l’entreprise, le rendant inutilisable. Pour en retrouver l’usage et lever le blocage informatique, l’entreprise est sommée de payer une rançon.

Dans cette situation spécifique, l’ANSSI (Agence nationale de sécurité des systèmes d’information) déconseille fortement de « jouer le jeu des cybercriminels ». Plutôt que de payer la rançon « par facilité », elle préconise de s’entourer d’experts techniques, de communiquer sur l’attaque et les risques liés au sein de l’entreprise, de déposer plainte et d’effectuer si possible une restauration des systèmes depuis une autre source saine.

Selon l’ANSSI, les TPE, PME et ETI sont les plus vulnérables car leurs systèmes d’information sont moins bien protégés.

Le phishing ou hameçonnage

Particulièrement actives, les attaques au phishing consistent à recueillir frauduleusement des données par le biais des messageries professionnelles.

La méthode consiste généralement à adresser un e-mail à l’entreprise en usurpant l’identité d’un partenaire ou d’un prestataire, ou encore, en indiquant un nouveau RIB sur lequel verser les fonds.

Le vol de données

Les professionnels de l’immobilier détiennent des informations à caractère confidentiel sur leurs clients. C’est particulièrement le cas :
1. Des agences immobilières spécialisées dans la transaction ou la gestion locative : qui disposent des données financières de leurs clients.
2. Des entreprises de construction ou de promotion : dont la fuite d’informations pourrait compromettre un ou plusieurs appels d’offres.

Comment se protéger en cas d’attaque informatique ?

Au‑delà des possibles pertes financières et de données, l’impact d’une cyberattaque peut entraîner des conséquences dramatiques sur la notoriété d’une enseigne. La responsabilité de l’entreprise victime est en effet engagée, car elle est garante de la sécurité des données qu’elle traite.

Le groupement d’intérêt public Action contre la Cybermalveillance (GIP ACYMA) a déployé un guide à destination des entreprises, indiquant comment agir en cas de cyberattaque. Voici les différentes étapes à respecter :
1. Isoler l’appareil attaqué du réseau Internet, y compris du Wi-Fi et du réseau local : afin d’éviter la propagation aux autres appareils connectés au sein de l’agence.
2. Ne pas éteindre l’appareil : pour que les experts en sécurité informatique puissent analyser l’attaque et adapter leur réponse. L’arrêt de l’appareil pourrait entraîner la perte de données.
3. Alerter le support informatique : afin qu’il prenne la main au plus vite.
4. Ne plus se servir de l’appareil : à l’origine de la cyberattaque.
5. Informer sa hiérarchie et ses collègues : pour éviter les attaques en chaîne.

Qu’est-ce que l’assurance Cybersécurité GALIAN-SMABTP ?

Pour les professionnels de l’immobilier, la protection des données et des systèmes d’information est primordiale.

L’assurance Cybersécurité GALIAN-SMABTP vous permet de faire face à l’ensemble des risques pouvant porter atteinte à la sécurité de vos réseaux informatiques :
1. Prise en charge de l’impact financier résultant de l’atteinte à la notoriété.
2. Élaboration d’une stratégie de communication.
3. Garantie perte d’exploitation en cas de blocage des systèmes informatiques.
4. Accompagnement via une hotline de spécialistes, de la survenue de l’attaque jusqu’à sa résolution.
5. Assistance d’avocats spécialisés dans la gestion de crise.

Vous assurez la pérennité de votre activité, protégez les données personnelles de vos clients et préservez votre chiffre d’affaires grâce à nos garanties : Assistance et gestion de crise, Responsabilité Civile, Dommages et frais.


En résumé

Combien de temps dure une cyberattaque ?

La durée d’une cyberattaque varie en fonction de sa nature et de la réactivité de l’entreprise. Une attaque cyber peut en effet durer quelques minutes seulement, mais ses effets peuvent s’étendre sur plusieurs jours, voire semaines en fonction de l’étendue des dégâts (blocage des systèmes informatiques, restauration des données, etc.).

Quel est le premier rempart lors d’une cyberattaque ?

Le premier rempart face à une cyberattaque reste la sensibilisation et la formation des équipes. Elles sont en effet essentielles car les pirates informatiques profitent le plus souvent des erreurs humaines. La vigilance face aux e-mails ou pièces jointes suspects, l’usage de mots de passe robustes, ou encore le respect des procédures internes permettent d’éviter la majorité des attaques. Il est primordial de mettre en place des bonnes pratiques auprès de vos collaborateurs.

Quels sont les signes d’une cyberattaque en entreprise ?

Les signes d’une cyberattaque peuvent revêtir plusieurs formes : messages de rançon, connexions inconnues, fichiers ou systèmes informatiques bloqués, etc. Toute activité anormale doit vous alerter immédiatement.

Site malveillant : qui contacter en cas de cyberattaque ?

En cas de cyberattaque, vous devez contacter le service informatique de votre entreprise ou votre prestataire, puis votre assureur si vous disposez d’une couverture contre la cybercriminalité. Vous pouvez également contacter l’ANSSI ou la plateforme cybermalveillance.gouv.fr pour obtenir des conseils et demander une assistance en ligne via l’outil 17Cyber.